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Pièces d’échecs : noms, déplacements et valeurs

Pièces d’échecs sculptées à la main dans le bois brut

Un jeu d’échecs compte 32 pièces, mais seulement six types différents. Les connaître par leur nom, savoir comment elles se déplacent et ce qu’elles valent, c’est le point de départ de toute partie. C’est aussi la première chose que l’on explique à un enfant devant l’échiquier. Voici le portrait complet des pièces d’échecs, de leur origine à leur valeur sur le plateau.

Combien y a-t-il de pièces aux échecs ?

Chaque joueur dispose de 16 pièces, soit 32 au total. On les répartit en trois familles :

  • le roi, unique et irremplaçable ;
  • les pièces : la dame (une), les tours (deux), les fous (deux) et les cavaliers (deux). On distingue les pièces lourdes (dame et tours) et les pièces mineures (fous et cavaliers) ;
  • les pions, au nombre de huit.

Certains jeux comportent une dame supplémentaire de chaque couleur, très utile lors d’une promotion : c’est le cas de nos modèles à doubles dames, comme Le Régence n°5 et ses 34 pièces.

Le tableau des pièces d’échecs

Pièce Nombre Déplacement Valeur indicative
Roi 1 D’une case dans n’importe quelle direction Inestimable
Dame 1 D’autant de cases qu’elle veut, en ligne droite ou en diagonale 9
Tour 2 En ligne droite, horizontalement ou verticalement 5
Fou 2 En diagonale, toujours sur des cases de la même couleur 3
Cavalier 2 En « L » : deux cases dans un sens puis une sur le côté ; il saute par-dessus les autres pièces 3
Pion 8 Une case vers l’avant (deux depuis sa case de départ) ; il prend en diagonale 1

Aucune pièce, sauf le cavalier, ne peut traverser une case occupée. On prend une pièce adverse en venant se placer sur sa case.

Chaque pièce en détail

Le roi

C’est la pièce la plus importante : tout le jeu consiste à le mettre échec et mat. Il ne se déplace que d’une case, mais il peut, une fois par partie, effectuer le roque avec une tour pour se mettre à l’abri. Prudent en début de partie, il devient une pièce active en finale.

La dame

La plus puissante des pièces cumule les déplacements de la tour et du fou. Elle n’a pourtant pas toujours été aussi forte : dans les anciennes versions du jeu, elle ne se déplaçait que d’une case en diagonale. Ce n’est qu’à la fin du XVᵉ siècle, en Europe, que la dame et le fou gagnent leur liberté de mouvement : le jeu devient alors plus rapide et plus tactique.

La tour

Elle règne sur les colonnes et les rangées ouvertes. Deux tours reliées, en fin de partie, sont une force redoutable. Son nom vient du persan rokh, qui désignait à l’origine un char.

Le fou

Il glisse en diagonale et reste toute la partie sur des cases de la même couleur : chaque camp possède donc un fou de cases claires et un fou de cases foncées. Son nom français viendrait de l’arabe al-fil, « l’éléphant », la pièce qu’il remplace dans le shatranj.

Le cavalier

Seule pièce capable de sauter par-dessus les autres, il est le roi de la fourchette, cette attaque simultanée de deux cibles. Il est particulièrement efficace au centre de l’échiquier, et beaucoup moins dans un coin.

Le pion

Modeste en apparence, il structure toute la partie. Il avance tout droit, prend en diagonale et ne recule jamais. Il dispose de deux règles spéciales : la prise en passant et la promotion, qui le transforme en dame, tour, fou ou cavalier lorsqu’il atteint la dernière rangée. Philidor, grand joueur du XVIIIᵉ siècle, écrivait : « les pions sont l’âme des échecs ».

À quoi servent les valeurs des pièces ?

Les valeurs (1, 3, 3, 5, 9) sont des repères pour juger un échange : abandonner un fou (3) pour prendre une tour (5) est en général une bonne affaire. Elles restent indicatives : une pièce bien placée vaut parfois plus que son chiffre, et un pion sur le point de se promouvoir peut décider de la partie. Le roi n’a pas de valeur chiffrée, puisque sa perte signifie la fin de la partie.

D’où viennent nos pièces d’échecs ?

Les échecs descendent du chaturanga, un jeu pratiqué en Inde vers le VIᵉ siècle. Ses quatre « corps » d’armée, l’infanterie, la cavalerie, les éléphants et les chars, sont devenus nos pions, cavaliers, fous et tours. Le jeu passe ensuite en Perse, puis dans le monde arabe sous le nom de shatranj, avant d’arriver en Europe autour de l’an mil. L’expression « échec et mat » vient d’ailleurs du persan shah mat, « le roi est sans défense ».

Le style Staunton, la référence depuis 1849

Pendant longtemps, chaque région avait ses propres formes de pièces, ce qui compliquait les parties entre joueurs de pays différents. En 1849, un modèle dessiné par Nathaniel Cooke et soutenu par le champion anglais Howard Staunton, qui lui a donné son nom, s’impose comme standard. Ses pièces sont reconnaissables au premier coup d’œil : la croix du roi, la couronne de la dame, la mitre fendue du fou, la tête de cheval du cavalier, les créneaux de la tour.

Le style Staunton est encore aujourd’hui celui de la plupart des échiquiers de tournoi. On le retrouve jusque sur nos petits jeux de voyage, comme Le Petit Nomade bleu et ses pièces en charme de style Staunton. Pour jouer en club, un format de tournoi comme Le Régence n°4, avec ses pièces lestées et son roi de 80 mm, offre la stabilité attendue en compétition.

Pour reconnaître les pièces sans hésiter, rien ne vaut un jeu au dessin classique ; mais certains préfèrent des silhouettes plus libres, comme celles de Le Tatras, sculptées dans le tilleul.

Questions fréquentes

Faut-il dire « reine » ou « dame » ?

En français, le terme officiel est « dame », d’où la lettre D en notation. « Reine » est très courant à l’oral et tout le monde le comprend.

Comment placer les pièces d’échecs au départ ?

Sur la première rangée, de gauche à droite pour les Blancs : tour, cavalier, fou, dame, roi, fou, cavalier, tour. Les pions occupent la deuxième rangée, et la dame se place sur la case de sa couleur.

Quelle est la pièce la plus forte aux échecs ?

La dame, qui vaut environ neuf pions. Le roi est plus important, mais pas plus puissant.

Conclusion

Six types de pièces, trente-deux pièces en tout, et des siècles d’histoire dans chacune d’elles. Pour les découvrir en vrai, entre vos mains, explorez nos jeux d’échecs complets en bois ou, pour un format de compétition au dessin Staunton, notre sélection tournoi.

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